Qu’est ce qu’est la phytothérapie? Et l’herboristerie

Phytothérapie – un mot qui vient de grec « phytos » qui signifie plante et « therapeo » qui signifie soigner .


La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. Ce mot vient du grec « phytos » qui signifie plante et « therapeuo » qui signifie soigner. C’est l’une des formes de traitement les plus anciennes qui continue à jouer un rôle important en Afrique et en Asie par l’usage de plantes médicinales[1].

Histoire et enjeux

Le premier texte connu sur la médecine par les plantes est gravé sur une tablette d’argile, rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans av. J.-C. ; ils utilisaient des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées.

Le Papyrus Ebers, du xvie siècle av. J.-C. est le premier recueil connu consacré aux plantes médicinales. De loin le plus volumineux de l’Égypte ancienne avec « 110 pages », il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines de plantes accompagné d’un mode d’utilisation[3].

Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l’œuvre de Dioscoride (médecin grec du ier siècle), ou dans Histoire naturelle, ouvrage en 37 volumes de Pline l’Ancien qui dès l’Antiquité et jusqu’à la fin du Moyen Âge, a été copié de nombreuses fois[4].

En Europe, les plantes représentent l’essentiel de la pharmacopée jusqu’à la fin du xixe siècle et l’avènement de la chimie moderne. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicamentsde synthèse plus simples d’emploi. Par exemple, une étude de 2008 s’est attachée à étudier les résultats thérapeutiques de 63 plantes mentionnées comme ayant un pouvoir anti-rhumatismal dans des « herbiers » parus en Europe entre les xvie siècle et xviie siècle. En résultat, l’étude a fait apparaître l’efficacité in vivo ou in vitro de plus de la moitié d’entre eux, et a conclu à la nécessité d’exploiter de façon systématique les données contenues dans ces parutions[5]. De la même façon, les connaissances ancestrales des chamans et autres guérisseurs d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie sont répertoriées en vue d’identifier les principes actifs des plantes médicinales. Ces recherches s’appuient sur des compétences développées par ces peuples, et, via le recours à des brevets, s’oppose à ce qu’ils en fassent un usage plus large, sans qu’ils en retirent une rémunération autre que symbolique. Ces pratiques sont dénoncées comme un pillage du capital génétique de ces pays ou populations, et donnent quelquefois lieu à des prises de conscience ou à des réactions comme dans le cas de la Bolivie[6]

En France, le diplôme d’herboriste a été supprimé en septembre 1941 par le gouvernement de Vichy. De 4 500 herboristes en 1941, ils sont désormais une dizaine tandis qu’en Allemagne ou en Italie, on compte plusieurs milliers d’herboristes.

Un herboriste est un professionnel qui, dans une officine, vend des plantes médicinales et des préparations à partir de plantes médicinales et ingrédients naturels utilisées comme médicaments. Il fabrique des produits à la demande ou commercialise ses préparations en tant qu’indépendant. Avec une connaissance approfondie dans divers domaines des thérapies naturelles, il peut agir comme consultant en santé et bien-être. Un herboriste pratique l’herboristerie (science pratique) mais étudie l’herbologie (science théorique). Le métier d’herboriste a été reconnu pour la première fois en France en janvier 1312[1]. La corporation d’herboristes a été reconnue au xve siècle. le diplôme ont été supprimés en 1941, pendant le régime de Vichy[2], et n’ont pas été rétablis depuis. Les derniers diplômes d’herboriste ont été délivrés le 11septembre1941. La dernière herboriste diplômée, Marie Roubieu, décède en 2018 [3].

3.1 Des remèdes concrets pour soulager et pour vous aider mieux vivre votre quotidien !
Qu’est-ce-que c’est un remède ? En quoi est-il different d’un médicament ?


Le remède : définition et son rôle pour notre santé 

DÉFINITIONS

  • Tout ce qui peut servir à prévenir ou à combattre une maladie.
  • Ce qui sert à prévenir ou à combattre une souffrance morale : Il n’y a pas de remède à un tel désespoir.
  • Moyen, mesure propre à diminuer un mal, un danger, à résoudre une difficulté : Y a-t-il un remède à l’inflation ?
EXPRESSIONS
  • Porter remède à quelque chose
  • Sans remède
  • Remède de bonne femme
  • Remède souverain
  • Irrémédiable

On appelle remède naturel une préparation élaborée à des fins médicinales à partir de produits naturels. Par définition, les remèdes de grand-mère s’opposent aux produits commercialisés de nos jours par leslaboratoires pharmaceutiques tels que les gélules, les comprimés et les granulés.

Ces préparations sont appelées ainsi, car elles étaient omniprésentes à l’époque de grands-mères avant l’arrivée massive des médicaments. Elles sont généralement confectionnées à partir de plantes entières, d’une association de plusieurs plantes ou d’une partie de la plante : racine, écorce, bois, tige, feuilles, fleurs, fruit, graines, suc, huile essentielle…

Quels sont les bienfaits et les indications des remèdes?

Les remèdes sont naturels, bon marché et faciles à préparer. Plusieurs ouvrages citent les plantes médicinales incluses dans les différentes pharmacopées nationales et internationales, leurs propriétés, leurs indications, leurs modes d’administration, leurs associations possibles, leurs contre-indications, leurs effets indésirables et leurs précautions d’usage.

Ce sont des traitements naturels abordables, car un grand nombre de plantes utilisées en phytothérapie poussent spontanément dans nos contrées. Par exemple, le citron et la menthe sont deux remèdes naturels aux nombreux bienfaits que l’on trouve dans tous les marchés. Par ailleurs, contrairement à certains médicaments, les remèdes de grand-mère ne sont pas toxiques ou très peu. Par conséquent, le risque d’effet indésirable est peu élevé. Ces effets sont généralement légers et surviennent surtout en cas de surdosage.
Les remèdes naturels peuvent être indiqués dans la prise en charge :


Le médicament : définition, comparaison avec le remède

Un médicament est toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales. Par extension, un médicament comprend toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’être humain ou l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologiqueimmunologique ou métabolique[1].

L’ensemble de la chaîne des médicaments (recherche, production, contrôle qualité, distribution en gros, délivrance aux patients, pharmacovigilance) est sous la responsabilité de spécialistes diplômés des médicaments, les pharmaciens[2].

On peut distinguer différents types de médicaments selon leur utilisation, leurs composants, leur mode d’enregistrement réglementaire, etc. :

Médicament ou remède? Remède a un sens plus étendu que médicament. Le remède comprend tout ce qui est employé pour la cure d’une maladie ; le médicament est toujours une matière simple ou composée que l’on administre soit intern soit extern. L’exercice peut être un remède, mais n’est jamais un médicament. Le sulfate de quinine est un remède ou un médicament.

Un bilan vitalité vous serra mise à la disposition ainsi que des remèdes pour une meilleure vie au quotidien dès l’article prochain! Partagez avec vos amis et envoyez-nous des commentaires et des messages avec vos questions.


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