Nous voila arrive à parler concrètement comment la douleur nous veut du bien!

Qu’est-ce que c’est la douleur ?

La douleur est une sensation pénible ressentie en un point du corps. Bien que désagréable, elle est cependant importante à la survie de l’organisme, en l’avertissant d’un danger. Certaines personnes souffrent d’une maladie génétique qui réduit ou supprime la douleur : le syndrome d’insensibilité à la douleur.

Une douleur peut être :

  • aiguë : par exemple une main posée sur une plaque de cuisson, une coupure à un doigt, mais aussi une douleur postopératoire. C’est une douleur de courte durée ;
  • chronique : c’est le cas de la migraine, de la fibromyalgie, des douleurs articulaires (arthroselombalgie…), musculo-squelettiques ou neuropathiques. Ces douleurs qui se répètent et durent sur une période de plus de trois mois peuvent favoriser une surconsommation de médicaments en cas d’inefficacité.

Comprendre la douleur

Selon la définition officielle de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP), « la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes ».

La douleur reposant donc avant tout sur le ressenti du patient, cela la rend difficile à quantifier et à qualifier. De plus, elle n’est pas systématiquement liée à une lésion, une caractéristique qui complexifie encore son étude.

De la main au cerveau, le parcours de l’information douloureuse

Il est néanmoins possible de décrire le parcours de l’information douloureuse dans l’organisme, avec l’exemple de la douleur aiguë provoquée par une main posée par inadvertance sur une plaque brûlante : la brûlure va stimuler des terminaisons nerveuses, localisées au niveau de la peau dans ce cas, mais que l’on retrouve dans d’autres tissus (muscles, articulations, viscères…). De là, l’information va se propager le long des nerfs nocicepteurs pour être transmise à la moelle épinière, puis au cerveau. Ce n’est qu’une fois arrivé au cerveau que le signal est identifié comme une douleur, et que nous avons mal. Cependant, avant même ce décryptage du signal douloureux, la main a été dégagée de la source de chaleur grâce à un arc réflexe situé au sein de la moelle épinière. C’est également à ce niveau qu’interviennent les premiers systèmes de modulation de la douleur. Impliquant le neurotransmetteur GABA ou les endomorphines, ils diminuent la douleur ressentie. Malheureusement, dans certaines conditions, d’autres systèmes endogènes peuvent au contraire exacerber l’information douloureuse.

La douleur aiguë joue donc un rôle d’alarme qui va permettre à l’organisme de réagir et de se protéger face à un stimulus mécanique, chimique ou thermique. Mais quand la douleur est chronique, ce mécanisme d’alarme n’est plus justifié : la douleur devient dans ce cas une maladie à part entière.


Différentes formes, différentes types de douleurs peuvent en outre être distinguées selon les mécanismes physiologiques en jeu :

  • les douleurs inflammatoires,qui recouvrent toutes les douleurs associées aux phénomènes d’inflammation (il s’agit souvent de douleurs articulaires),
  • les douleurs neuropathiques, associées à des atteintes du système nerveux central et périphérique (lésion de la moelle épinière, du nerf sciatique…),
  • les douleurs mixtes, qui associent une composante inflammatoire et une composante neuropathique, comme dans les lombo-sciatiques. Ces douleurs sont souvent rencontrées dans le cadre de cancers ou après une chirurgie.

Dans certains cas, comme la fibromyalgie, les troubles fonctionnels intestinaux, aucune lésion (inflammatoire ou neurologique) ne peut être identifiée : les mécanismes de ces douleurs sont encore mal connus. Le terme de douleurs dysfonctionnelles a été proposé pour les nommer, car ces douleurs pourraient être liées à des dysfonctions des systèmes endogènes de modulation de la douleur.

La douleur et son contexte

La douleur est subjective : elle peut être ressentie de façon extrêmement différente selon les individus, mais aussi chez une même personne, selon son environnement. Ces variations s’expliquent par le lien étroit entre la douleur et le contexte psycho-social. L’imagerie cérébrale a permis de montrer que les centres cérébraux responsables de la perception de la douleur sont étroitement liés aux centres des émotions. Ce lien a également été mis en évidence par des études montrant qu’un individu dont l’attention est sollicitée ressentira moins la douleur qu’un individu focalisé sur l’événement douloureux.

La mesure de la douleur

Bien que la douleur soit subjective puisqu’elle repose sur un ressenti personnel, il existe des outils pour la caractériser et l’évaluer. Des questionnaires et des échelles de douleur permettent d’en décrire les symptômes, d’en mesurer l’intensité et l’impact sur la qualité de vie. Pour les adultes, l’échelle la plus utilisée est l’échelle numérique, graduée de 0 pour une absence de douleur, à 10 pour la douleur maximale imaginable. Pour les enfants, les médecins utilisent souvent une échelle avec des visages. Concernant les douleurs neuropathiques, deux échelles – développées en France mais utilisées à l’international – permettent respectivement de diagnostiquer ce type de douleurs (DN4) et d’évaluer leur intensité (NPSI).
Ces outils aident les équipes médicales à adapter le traitement.

Les enjeux de la recherche

La recherche sur la douleur est très active. En France, le Réseau Inserm de recherches sur la douleur regroupe une trentaine d’équipes autour de thématiques de recherche tant fondamentales que cliniques.

Mieux comprendre

De grandes avancées dans la compréhension de la douleur ont été accomplies ces dernières années, en particulier concernant les mécanismes en jeu dans la douleur chronique.

Ainsi, il a été montré que la douleur n’est pas uniquement neuronale: les cellules gliales du système nerveux central et certaines cellules immunitaires sont aussi impliquées dans l’apparition des douleurs, en particulier dans celle des douleurs neuropathiques. Si certaines fonctions gliales sont altérées, ces cellules sécrètent des substances (glio-transmetteurs) qui stimulent les neurones sensoriels et exacerbent la douleur.

La découverte du phénomène de sensibilisation périphérique et centrale a par ailleurs permis de comprendre qu’après une intervention chirurgicale ou une lésion nerveuse, il existe une hypersensibilité à la douleur, qui persiste parfois durablement. Cela explique en partie pourquoi des événements douloureux postérieurs peuvent être ressentis de façon exacerbée chez certains patients.

Voir la douleur

Les techniques d’imagerie cérébrale, et notamment l’IRM fonctionnelle (IRM-f), ont indéniablement permis à la recherche sur la douleur de franchir une étape importante. Grâce à elles, la douleur peut être identifiée, visualisée, voire quantifiée au niveau cérébral. Elles permettent en particulier de traduire en images les liens étroits entre douleur et émotion.

l’IRM fonctionnelle (IRM-f) permet de traduire en images les liens étroits entre douleur et émotion.

Ainsi nous arrivons discuter quel est le rôle de l’émotion dans le ressenti de la douleur! A quelle intensité l’émotion peut contrôleur de la douleur où même encore un déclencheur de la douleur?

Un exemple simple: vous ressentez une douleur vive suite à un accidents domestique. L’impression immédiate est que l’accident aura une conséquence négative et qu’il vous restera des traces. La panique vient jouer son rôle et la douleur augments de plusieurs degrés instantanément. Est-ce cette intensité réelle ou c’est la panique= émotion qui vous fait la ressentir plus fort?


Possibles causes de la douleur

Les causes peuvent être multiples et bien présentes. Nous avons vu dans l’article précédent la cause principale. https://ferme-de-sainte-odile.com/quand-lhomme-a-compris-quil-est-malheureux-et-que-sa-vie-nest-pas-celle-pour-laquelle-il-a-ete-cree-comment-a-t-il-compris-et-comment-a-t-il-reagit/

Nous allons voir les different causes qui lui découlent.

  1. Traumatisme : –*physiques: accident, brulures, blessures, chute et ainsi de suite *psychologiques : la perte d’un être cher, un changement de situation sociale, une séparation douloureuse ou une autre cause de grand chagrin
  2. Causes biologiques: agents pathogènes, facteurs génétiques, des éléments toxiques et d’autres encore qui peuvent provoquer des maladies facile ou très difficile à guérir.

Pourquoi la douleur nous est utile?

La douleur est le cris à l’aide de notre corps, est le signal d’alarme qui nous annonce que nous n’allons pas bien, que nous sommes dans une grande souffrance même si nous ne savons pas. Même si tout est encore enfuit et que nous ne sentons aucune maladie installée, la douleur devient un alliée de notre santé ! L’intensité de la douleur peut être controlé par des antalgiques, par des méthodes de la médecine douce, mais aussi par le contrôle de notre état émotionnel. La douleur devient notre amie si nous ne la rejetons pas, si nous acceptons qu’elle fait partie de notre vie pour nous guider dans les actions a faire pour qu’on aille mieux.

La douleur est un alliée, une amie, faisons lui confiance et acceptons-la!

A partir de l’article prochain je viendrai avec des solutions, qui ne font pas de miracles mais qui peuvent vous aider mieux vivre dans le quotidien. Et le plus important je vous dirai pourquoi je suis convaincue qu’elles pourront vous aider, mon histoire peut devenir la votre. Lisez l’article de dimanche prochain ou mieux même écoutez-le en podcast!

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